L’instant fou des Alchimistes : Diane Le Nay

«Si demain Zidane nous soutient sur Facebook, ce n’est pas pour autant que les journalistes feront la queue pour nous interviewer ! »

Dans cet «instant fou des Alchimistes» nous avons voulu en savoir plus sur notre savante folle Diane le Nay, serial fundraiser pour l’ONG 1001 Fontaines.

Tu as un Master 2 en coopération internationale et ONG, tu as travaillé dans l’associatif et tu es désormais une serial fundraiser pour l’ONG 1001Fontaines…Il te vient d’où ce petit côté Mère Térésa ?

(rires) C’est Jésus qui m’habite ! Non en réalité, j’ai la chance d’avoir un oncle qui a travaillé à l’ONU sur des projets de développement économique en Afrique et quand j’avais 8 ans je voulais faire exactement comme lui. Aujourd’hui mon travail chez 1001Fontaines est différent mais j’ai réussi à conserver l’aspect social.

En 2013, après une expérience avec une ONG afghane, c’est le retour à la vie parisienne.Tu es alors en charge du premier dîner de levée de fonds pour le Musée du Quai Branly. Qu’est ce que ça fait de passer des nans épicés aux petits fours canapés ?

Après cette mission en Afghanistan, j’ai réalisé que je n’étais pas faite pour le terrain. J’ai alors eu envie de m’orienter vers la culture et le mécénat culturel m’a semblé être un bon choix. Aujourd’hui j’ai quitté le milieu culturel puisque je travaille chez 1001Fontaines sur des projets d’accès à l’eau potable mais je suis restée dans des logiques de mécénat car cela reste pour moi une bonne alternative entre le privé et le public.

Depuis un certain temps, on assiste à la “marketisation” des ONG et à une professionnalisation de leur communication. Le recours aux outils marketing finit par brouiller les pistes entre ONG et entreprise. Est ce un passage des ONG vers le côté obscur de la force ?

Je pense qu’à l’heure actuelle il y a tellement de projets différents qu’il est indispensable de se démarquer. C’est également primordial de rendre son projet visible pour attirer des sympathisants, des bénévoles mais aussi et surtout des fonds qui restent le nerf de la guerre. Mais pour que la communication soit efficace, il faut travailler sur la durée..Par exemple si demain Zidane nous soutient sur Facebook, ce n’est pas pour autant que les journalistes feront la queue pour nous interviewer !

1001Fontaines vient de remporter le Google Impact Challenge.. Quel effet ça fait la célébrité ?

(rires)Après dix ans d’expérience, il était temps qu’on reconnaisse notre impact !

C’est quoi pour toi la magie des Alchimistes ?

Selon moi c’est sa fondatrice, qui porte le projet avec brio et embarque tout le monde dans un nouveau format d’apprentissage. Nos ateliers thématiques on les fait avec notre coeur. Tout n’est pas préparé à 100% en avance, ce qui donne une touche de spontanéité et nous permet surtout d’être dans une totale liberté d’action.

Propos recueillis par Louise Herail et Anthony Ondomat