L’instant fou des Alchimistes : Elodie Vialle

«Pour s’en sortir dans ce métier c’est important de savoir affronter et dompter les difficultés.»

Dans cet «Instant Fou des Alchimistes» nous avons voulu en savoir plus sur notre savante folle Elodie Vialle, journaliste indépendante:

Salut Elodie, tu as travaillé dans des médias différents et vu tes expériences (entres autres Youphil et Usbek & Rica) tu dois être assez calée dans le domaine de l’Economie Sociale et Solidaire. Un projet en particulier à nous faire partager ?

Il y a un projet que j’adore: le média Debout, destiné à un public en situation de précarité. On y trouve des astuces pour s’en sortir et retrouver sa dignité. C’est un outil d’insertion très utilisé par les professionnels du milieu associatif et distribué dans de nombreuses associations d’action sociale.

Le milieu des médias, d’autant plus à l’ère du tout digital n’est pas tendre…Ton conseil à quelqu’un qui débute?

Il faut s’accrocher. Et se mettre au numérique ! C’est aujourd’hui indispensable pour devenir journaliste. Rien n’est impossible : quand on veut, on peut !

Quelle est la personne que tu rêverais d’interviewer ?

J’aimerais beaucoup interviewer les géants de Google. Tous ceux qu’on appelle les GAFA [Google Apple Facebook Amazon] gouvernent nos vies et restent pourtant très difficiles d’accès.

Si tu n’avais pas été journaliste, tu aurais été aventurière ? Dompteuse de lions ?

Le journalisme, c’est déjà une aventure! Je fais des rencontres très différentes. Pour le côté dompteuse de lions, pas particulièrement [sourire]. Je dirais que dans ce métier, c’est important de savoir affronter et dompter les difficultés pour s’en sortir.

Dans les formations que tu organises avec les Alchimistes, quel message essaies-tu de faire passer ?

L’importance est d’avoir un projet bien défini. Je rencontre de nombreux entrepreneurs qui ont longuement réfléchi à leur projet mais n’arrivent pourtant pas toujours à le définir clairement. Mon rôle est donc de les aider à « accoucher » de leurs idées. On peut avoir le meilleur des projets, si on n’arrive pas à le vendre, il n’aura aucun impact.

C’est quoi pour toi la magie des Alchimistes ?

Ce sont les intervenants qui viennent de tous les horizons. Chacun apporte son ingrédient…et à la fin ça fait un super gâteau [rires]. Le mot innovation est devenu un « buzz word ». Au sein des Alchimistes, on met vraiment cette innovation en pratique.

Propos recueillis par Louise Herail et Anthony Ondomat