L’entrepreneuriat: le privilège d’une élite ?

La figure de l’entrepreneur dans l’imaginaire collectif

Dans l’imaginaire collectif et à l’image de personnalités comme Steve Jobs ou le fondateur de Free Xavier Niel, l’entrepreneur a le vent en poupe en 2016. Véritable aventurier s’investissant corps et âme pour aller au bout de ses ambitions, il est ce nouveau héros des temps modernes qui a réussi à se libérer du carcan de la grande entreprise pour voler de ses propres ailes. C’est ainsi que, charmés par les sirènes de l’entrepreneuriat, bon nombre de salariés en quête de changement et de liberté se laissent prendre dans les filets avec l’espoir de devenir à leur tour des« self-made-man » accomplis. Entre rêve et réalité, le cap est parfois dur à franchir.

L’entrepreneur en 2016: un profil type encore loin de rimer avec diversité

56% des entrepreneurs sont des hommes* entre 21 et 30 ans* et plus de la moitié sont diplômés des grandes écoles*. Loin d’être un cas se cantonnant aux frontières françaises, le constat est identique de l’autre côté de l’Atlantique. Aux Etats Unis le site «The Atlantic» enfonce le clou avec son article «Entrepreneurship: The White Privilege». Les chiffres sont édifiants: 84% des entrepreneurs sont blancs et 72% sont des hommes. Le multiculturalisme entrepreneurial n’est donc pas pour tout de suite.

Pourtant l’envie d’entreprendre, elle, est universelle et présente dans tous les milieux. En Seine St Denis, 1 personne sur 2 veut créer une entreprise versus 1 personne sur 5 sur le territoire national*. Dans les quartiers, il existe des exemples de réussite entrepreneuriale très médiatisés à l’image de Farid Mokart et Frédéric Raillard, fondateurs de l’agence Fred et Farid en 2008, aujourd’hui à la tête du groupe de créativité digitale français numéro un.

Malheureusement ces exemples, malgré le buzz médiatique qu’ils suscitent, ne font pas légion et pour les porteurs de projets des quartiers populaires, les freins à l’entrepreneuriat se multiplient : isolement géographique et social, manque d’accès à l’information et manque d’accompagnement sur la durée.

Pour répondre à cette problématique, quelle solution ?

Il faut démocratiser l’entrepreneuriat pour aider les porteurs de projets isolés à concrétiser leurs idées et à gagner en autonomie. Aujourd’hui les structures d’accompagnement dans les quartiers existent, à l’image des réseaux Entreprendre 93 ou ME93, mais sont limitées dans leur action par manque de moyens humains ou financiers. C’est pour cette raison que Les Alchimistes ont décidé d’apporter leur pierre à l’édifice en créant le Bus de l’entrepreneuriat pour tous. Ce bus, véritable fablab itinérant équipé en haute technologie et ressources de qualité se déplace dans ces zones isolées en travaillant main dans la main avec les structures d’accompagnement.

Tous pour un, un pour tous !